Le Figaro.fr : Les plays-boys du jazz [15/10/2007]

Le Figaro.fr : Les plays-boys du jazz [15/10/2007]
Les plays-boys du jazz
PAR CAMILLE LE GALL

Lundi 22 mai, Zénith de Paris. Dès les premières notes, le public venu en masse écouter le Canadien Michael Bublé et son big band applaudit à tout rompre. Impeccable dans un costume sombre, cravate lilas, pochette assortie, le jeune homme de 30 ans sait qu'il jouit des faveurs de ces dames. D'ailleurs, quelques minutes avant la fin du show, des jeunes filles excitées sèment la panique parmi les services de sécurité en se glissant sur scène à la faveur de l'obscurité. Histoire de s'agripper quelques secondes au play-boy lorsque la lumière se rallume...

Alors, Michael Bublé, chanteur pour midinettes ? Certainement pas. Même si ses groupies, plutôt jeunes, ont délaissé un temps les rythmes de leur époque (R'n'B, rap, soul) pour venir écouter ce soir-là des standards de Ray Charles, Otis Redding ou Johnny Cash.

A la sortie, Kimberley, 16 ans, et sa soeur Gabrielle, 22 ans, s'enthousiasment pour ce «crooner à la voix qui fait fondre» que leur beau-père, disquaire à la Fnac, leur a fait connaître. «Il est trognon !» minaude Kimberley. Gabrielle, plus sage, se contente de saluer celui «qui a remis le jazz au goût du jour»...

Superstar aux Etats-Unis, Michael Bublé est peu connu du grand public en France. Pourtant, avec trois albums vendus à plus de 10 millions d'exemplaires dans le monde, Bublé est aujourd'hui incontournable. Il caracole depuis plus d'un an à la tête du Billboard des meilleures ventes d'albums jazz aux Etats-Unis, grâce à son dernier opus, It's Time (Warner Music). La recette du succès ? Alterner tubes langoureux bien sentis (Home) et standards du jazz mythiques (I've Got You Under My Skin, Fever, ou The Way You Look Tonight). Parfois accusé d'imiter sans vergogne Frank Sinatra - le crooner par excellence -, Michael Bublé revendique haut et fort l'esprit casino, Gomina et Dry Martini.

Créé par Bing Crosby dans les années 30, puis repris par Frank Sinatra, le personnage du crooner est aujourd'hui légendaire. «Il souffre : il est désabusé, les femmes lui ont fait du mal, il est incompris», explique Sébastien Vidal, responsable des programmes de la radio jazz parisienne TSF. «Bublé s'inscrit parfaitement dans cette tradition : séducteur, mystérieux et inaccessible, à la fois gendre idéal et un peu filou. Il applique la bonne vieille recette», poursuit-il.

Le jeune minet, véritable «Brad Pitt du jazz», fut initié à cette musique par son grand-père. Un plombier de Vancouver qui lui mit le pied à l'étrier de manière peu conventionnelle : en échange de prestations gratuites à ses clients musiciens, il s'assurait que ceux-ci fassent monter Michael sur scène pour une ou deux chansons. Il faudra attendre l'an 2000 pour que la chance sourie à Bublé : le producteur à succès David Foster le remarque alors qu'il chante Mack the Knife de Louis Armstrong au mariage de la fille de l'ex-Premier ministre canadien, Brian Mulroney. S'ensuivent trois albums, des tournées mondiales et des millions de fans du sexe féminin en pâmoison...

Jamie Cullum, lui, n'a pas débuté dans les mariages, mais sur des bateaux de croisière. Comme Bublé, l'Anglais de seulement 26 printemps a un charme fou. Contrairement au Canadien, étiqueté simple crooner, nombreux sont ceux qui reconnaissent du génie à Cullum l'autodidacte. Car si Bublé n'est qu'un simple interprète, Cullum, lui, est un pianiste hors pair qui compose la plupart de ses titres (lire notre entretien).

Issu du Wiltshire, au sud-ouest de l'Angleterre, Cullum fait figure de petit prodige musical depuis son album Twentysomething (2003). Surnommé «Sinatra en baskets» par la presse anglaise - encore et toujours Sinatra... -, Cullum est pourtant au départ plus porté sur les Red Hot Chili Peppers que sur Cole Porter. Courageux, il autoproduit ses deux premiers albums. Très vite, le «buzz» autour de ce jeune talent se répand. Au terme d'une lutte féroce avec Sony, Universal remporte le lot et couvre d'or le petit prince du jazz : un mirobolant contrat de 1 million de livres (quelque 1,5 million d'euros) pour trois albums. A ce jour, Twentysomething et Catching Tales (Universal Music, 2005) se sont écoulés à 4 millions d'exemplaires dans le monde (dont 200 000 en France). Bref, un beau retour sur investissement...

Véritable bête de scène, Cullum explose lors de ses concerts : en jean et Converse aux pieds, il sautille dans tous les sens, joue des percussions sur son piano, court partout, bref dégage une vraie personnalité qui fait des étincelles. «Un artiste comme lui est du pain bénit pour le marché du jazz. C'est un artiste jeune, moderne, populaire, qui vend beaucoup et qui donne des concerts extraordinaires. Idéal pour fédérer nos auditeurs autour du jazz...», s'enthousiasme Sébastien Vidal.

Dernier personnage à composer ce tiercé gagnant : Peter Cincotti. «A-t-on le droit d'être aussi doué ?» titre Le Monde en 2004. Propulsé sur le devant de la scène la même année, grâce à France 2 qui le choisit à l'époque comme vedette de l'été, Peter Cincotti, mi-Lambert Wilson pour le charme, mi-Hugh Grant pour la plastique, plaît au public français, qui a acheté 200 000 exemplaires de ses albums (notamment On the Moon, Harmonia Mundi). Reconnaissable à sa mèche romantique, ce beau gosse de seulement 22 ans est surtout un bon pianiste, élevé à Manhattan et repéré par celui qui fut, il y a dix ans maintenant, le premier des «nouveaux crooners» : Harry Connick Jr.

Mais tout charmant qu'il soit, Cincotti ne fait pas l'unanimité. «Apprêté», pour Stéphane Portet, patron du club de jazz Sunside/Sunset, situé rue des Lombards à Paris, où Cincotti s'était produit pour sa première salle parisienne ; «peu expérimenté» selon Sébastien Vidal, son côté lisse et propret semble le desservir. Le jeune homme s'est désormais attelé à la préparation d'un troisième album. Tout en croisant les doigts pour que le public ne soit pas lassé de cette vague des «nouveaux crooners» quand son opus sortira...

Alors, que faut-il penser de ces jeunes insolents qui vendent des millions de CD ? Véritables talents, ou «coups» marketing ? «Bien sûr, on peut les critiquer sur le plan musical, concède Stéphane Portet. Mais le jazz, qui par moment peut paraître difficile d'accès, devient tout à coup limpide. Jamie Cullum séduit aussi bien les puristes que les téléspectateurs de la Star Academy.»

«Cela fait vingt ans qu'on va dans le mur en faisant croire que le jazz est une musique d'initiés, ajoute Sébastien Vidal.Or, cette génération décomplexée utilise le jazz comme un moteur, tout simplement parce que ça lui plaît. Ne boudons pas notre plaisir !»

Si ces crooners ne sont pas destinés à entrer dans l'histoire du jazz, ils ont au moins réussi à attirer un public plus jeune vers cette musique déjà centenaire. A l'instar de Kimberley et Gabrielle, ces ados bouleversées par la voix chaude de Michael Bublé.
# Posté le vendredi 25 avril 2008 04:50

Interview : Je suis musicien pour être libre.

Interview : Je suis musicien pour être libre.
Je suis musicien pour être libre !
PROPOS RECUEILLIS PAR ANNIE GRANDJANIN

R : A 19 ans, Peter Cincotti fut le plus jeune musicien à prendre la tête du classement jazz du Bilboard avec son premier album de reprises de standards. Après On the Moon, il revient à 23 ans tout juste avec East of Angel Town, un troisième opus produit par David Foster, dans lequel il interpr�te pour la première fois des chansons originales, aux sonorités pop-rock. Harry Connick Jr dit qu'il vous connaît depuis que vous avez 7 ans. Comment l'avez-vous rencontré ?

PC : Il se produisait à Atlantic City. Je lui avais envoy� une cassette sur laquelle je jouais et il m'a invit� � le rejoindre sur sc�ne.

R : Qu'est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l'écriture pour ce nouvel album ?

PC : J'ai toujours écrit mais pas dans mes albums. Ces trois dernières années, j'ai eu besoin de m'impliquer davantage. Les titres sont assez autobiographiques. Même sans parler de musique, la création est toujours le reflet d'un vêcu, d'une histoire.

R : Votre maman ne voulait plus écrire pour vous ?

PC :J'ai juste décidé qu'il était temps que je le fasse moi-même. Chez nous, la musique est une histoire de famille. Ma mère et aussi ma soeur ont écrit des chansons sur mon premier album. � l'époque, j'étais adolescent et je composais surtout de la musique.

R : C'est vrai que votre grand-mère est à l'origine de votre passion pour le piano ?

PC : Oui. Pour mes 3 ans, elle m'a offert un petit piano et je m'amusais � reproduire dessus les morceaux que j'entendais. Depuis ce jour, je n'ai pas arrété de jouer.

R : Pourquoi étes-vous passé du jazz au pop-rock ?

PC : J'ai commené en reprenant des standards de jazz. J'aime à la fois Nat King Cole et Eminem. Je n'aime pas être cantonné sous une étiquette. Mon envie et celle du moment, c'est le pop-rock. Sur scéne, c'est pareil, je ne m'impose rien. C'est pour avoir cette liberté que je suis devenu musicien.

R : Vous avez joué dans deux films. Avez-vous d'autres projets au cinéma ?

PC : Jouer, c'est exagéré ! On m'aperçoit dans Spiderman II et Kevin Spacey qui était venu m'écouter dans un club à Londres m'a proposé de venir sur son film Beyond the Sea. Il suffit de cligner des yeux quelques secondes pour me rater ! Mais mon monde, c'est la musique. Si j'avais d'autres propositions, pourquoi pas, mais franchement, je ne suis pas capable de faire les deux comme Harry ou Jennifer Lopez !
# Posté le vendredi 25 avril 2008 04:44

Forum sur Peter Cincotti

Forum sur Peter Cincotti
Bonjour à vous.
Voilà, je viens de mettre à jour un forum que j'avais, mais que je n'avais jamais ouvert (ne me demander pas pourquoi...). Pour le moment il n'y a presque rien, mais il est sur Peter Cincotti. D'ici deux semaines il sera complet, et je demande à toutes les personnes fidéles au blog de s'inscrire dessus, si ils le veulent, pour pouvoir partager un peu plus de chose.

Voici le lien : Mon forum Peter Cincotti
# Posté le lundi 21 avril 2008 13:54
Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:35

Star Academy = 15 février 2008

Lors de la finale de la Star Ac, j'étais en Angleterre depuis un petit moment. J'ai donc apprit bien plus tard que P. Cincotti était venu chanter "Love is gone" est surtout avec David Guetta. Pour être honnête envers vous , je n'aime ni la Star Ac; ni David Guetta... mais ce remix est merveilleux (Peter est vraiment épatant!).

Donc voila, le site PeterCincottiEurope a mit la vidéo en ligne, et je vous la montre donc. C'est un moment merveilleux, alors pour le plaisir des oreilles...
# Posté le jeudi 21 février 2008 07:03
Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:35

December boys

Comme je l'ai dis dans un de mes anciens articles, la chanson "December boys" de P. Cincotti apparaît dans le film du même nom.
Pour les personnes voulant en savoir plus sur ce film, voila le synopsis, ainsi qu'une vidéo représentative du film avec comme musique de fond celle de P :


« A la fin des années soixante, dans une petite station balnéaire isolée, quatre orphelins "s'affrontent" pour être adoptés par un couple sans enfants... »Source Allocine

# Posté le jeudi 21 février 2008 06:53
Modifié le jeudi 24 avril 2008 12:36